Un enfant part se cacher dans le sous-sol de la maison familiale. Préoccupé et triste, il reste à l’écart sans donner d’explication. Pour lui venir en aide, son père plonge dans ses souvenirs d’enfance, une enfance difficile et lui raconte l’histoire d’Okilélé au milieu d’objets qui prennent vie. Okilélé est un petit personnage qui gênait partout où il se trouvait. Mais croyez-vous qu’il se laissât faire ? Non. C’est le début d’une grande aventure et d’un très beau voyage…
Okilélé naît différent ; il est accueilli par sa famille au cri de « Oh, qu’il est laid ! ». Sa différence physique et son attitude font de lui un indésirable et une honte au point qu’il est banni par les siens. En portant un regard curieux sur le monde, puisant dans son imagination et sa fantaisie, il entreprend un voyage initiatique. Il rencontre sur le chemin Gradusse l’éléphant, la Boît-Taréponz, le Monstre, un vieillard très sage, Pofise Forêt la sorcière, le Soleil endormi… Cette expédition le conduit à acquérir le langage, à affronter ses peurs, à prendre des décisions pour lui-même, à mieux comprendre ce qui l’entoure et ses propres talents. Petit à petit, en grandissant, Okilélé trouve en lui toutes les ressources pour avancer jusqu’à être capable de pardonner.
En transposant l’album Okilélé de Claude Ponti dans une forme théâtrale, et pour explorer la question des souvenirs d’enfance et de leur délicate transmission, le Collectif Quatre Ailes met au cœur de l’histoire le personnage d’un père qui tente de redonner le sourire à son enfant de cinq ans. Le père, en sublimant avec douceur et humour son enfance pourtant douloureuse, lui montre qu’il n’y a pas de fatalité pourvu qu’on ose regarder ailleurs. L’histoire entremêlée de l’homme, de son enfant et d’Okilélé sera un véritable hymne à la vie, à la possibilité d’être.
Michaël Dussautoy réinterprète l’univers de l’auteur sur la scène dans toute sa complexité. Un dialogue s’instaure entre comédien, objets, marionnettes, projections vidéo de tout type (écran, mapping, motion capture, hélice holographique…) et ouvre les portes de l’imaginaire pour plonger les enfants dans des mondes merveilleux qui, comme ceux de Lewis Carroll dont se réclame Claude Ponti, sont délicieusement bizarres.
Le Collectif Quatre Ailes présente Okilélé, un chemin de résilience extraordinairement créatif, tout en fantaisie et douceur. La Terrasse
Distribution
D’après l’album de Claude Ponti
Adaptation Frédéric Chevaux
Conception Collectif Quatre Ailes
Avec Damien Saugeon (jeu) et Emmanuel Laborde (manipulations)
Mise en scène et scénographie Michaël Dusautoy
Vidéo et scénographie Annabelle Brunet
Accessoires, construction et lumières Emmanuel Laborde
Lumières Willy Connell Musiques Nicolas Séguy
Design sonore Damien Rottier
Marionnette Fabienne Touzi Dit Terzi
Diffusion Estelle Delorme
Crédits
Production : Collectif Quatre Ailes, Espace Municipal Jean Vilar à Arcueil, Arto le Kiwi lieu de partage et d’imagination. Projet soutenu par le ministère de la Culture - DRAC Île-de-France. Action financée par la Région Île-de-France.
Création soutenue par la compagnie ACTA dans le cadre du dispositif Pépite, pôle d’accompagnement à la création jeune public. Résidences de création à La Maison de la Culture de Nevers, au SEL à Sèvres, au Théâtre des Sablons et au Théâtre Antoine Watteau à Nogent-sur-Marne.
Le Collectif Quatre Ailes est conventionné par le Département du Val-de-Marne.